Apprendre le japonais le plus efficacement possible.
Autrement dit : obtenir un maximum de résultats pour un minimum de temps investi.
Le temps est la ressource rare.
On ne cherche pas à « travailler plus »,
mais à travailler juste : la bonne chose, au bon moment.
Sans révision, une information apprise se dégrade avec le temps.
On l'oublie d'abord vite, puis de plus en plus lentement.
La mémoire n'est pas un disque dur : elle s'efface si on ne l'entretient pas.
Chaque révision réussie aplatit la courbe : on oublie moins vite.
À chaque répétition, l'intervalle avant la prochaine révision peut s'allonger.
jour 1 → jour 3 → jour 7 → jour 21 → 2 mois → …
Le passage de l'une à l'autre se fait par répétition espacée.
Réviser juste avant d'oublier (récupérabilité basse) donne le plus gros gain de stabilité.
Une information isolée est difficile à retenir.
Reliée à d'autres, elle devient un réseau d'accroches.
Plus il y a de fils qui tirent vers un souvenir, plus il est facile à rappeler.
Vocabulaire = ce qui se mémorise (énorme volume).
Grammaire = ce qui se comprend (un ensemble fini de règles).
La grammaire est petite et se réutilise ; le vocabulaire est immense et se grignote mot par mot.
La grammaire se boucle en quelques mois.
Le vocabulaire, lui, est un puits sans fond.
➡️ C'est donc l'acquisition du vocabulaire
qu'il faut optimiser en priorité.
Deux syllabaires : chaque signe = un son, pas un sens.
~46 signes chacun, en correspondance directe.
か = ka | カ = ka
Contrairement aux syllabaires, un kanji porte une idée.
木
« arbre »
Un kanji se construit en combinant des clés qui portent chacune un sens, pour créer un sens tout neuf.
| 木 | + | 木 | = | 林 |
| arbre | arbre | bois / bosquet | ||
| 木 | + | 木木 | = | 森 |
| arbre | arbres | forêt |
➡️ L'écriture est conçue pour les mnémoniques.
Beaucoup de mots sont une combinaison de kanji :
une combinaison de sens qui crée un nouveau sens.
| 火 | + | 山 | = | 火山 |
| feu | montagne | volcan | ||
| 電 | + | 車 | = | 電車 |
| électricité | voiture | train |
Le japonais a une structure compositionnelle.
Quelques centaines de clés → des milliers de kanji.
Quelques milliers de kanji → un vocabulaire immense.
➡️ Chaque kanji appris débloque de nombreux mots futurs.
Système de Répétition Espacée (Spaced Repetition System).
On applique directement la courbe de l'oubli :
chaque carte revient juste avant qu'on l'oublie.
Réussie → intervalle plus long. Ratée → intervalle qui repart court.
Pour chaque mot, la flashcard montre les autres mots déjà connus qui partagent les mêmes kanji.
On tisse une toile mentale de sens autour de chaque kanji.
On crée ses cartes à partir de contenu réel (le contenu qu'on consomme).
Règle d'or : une carte = une phrase avec un seul mot inconnu.
Tout le reste est compris → le contexte sert d'accroche → on apprend vite et sans surcharge (principe d'information minimale).
Tout repose sur l'automatisation :
La machine gère le « quand ». L'humain gère le « comprendre ».
Résultat : un maximum de mémoire pour un minimum de temps.
毎朝、電車で学校に行きます。
Chaque matin, je vais à l'école en ___.
Un seul mot inconnu : 電車 (train). Tout le reste est déjà acquis.
En ajoutant 電車, le programme révèle les liens :
Un mot appris → plusieurs accroches activées.
$ revise --today
À réviser aujourd'hui : 12 cartes
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電車 (train) dû: aujourd'hui
火山 (volcan) dû: aujourd'hui
毎朝 (chaque matin) dû: aujourd'hui
...
Réussie → revient dans 9 jours
Ratée → revient demain
La base de données + le programme décident quoi montrer, et quand.